Journée internationale des forêts : FOCUS SUR LES ACTIONS DE PROTECTION DES MASSIFS FORESTIERS

A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré hier la journée internationale des forêts. L’événement était organisé par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable à travers la direction régionale des Eaux et Forêts du district de Bamako. «Forêt et éducation», tel est l’intitulé du thème de cette année. La cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de l’Institut de formation agro-sylvo-pastorale de Bamako (IFAB), sous la présidence du directeur régional des Eaux et Forêts, le commandant Ousmane Sidibé. Étaient présents, le représentant du maire de la Commune VI, Dramane Coulibaly, le promoteur de l’institut, Mamadou Bathily, le chef de cantonnement des Eaux et Forêts de la rive gauche, le capitaine Ahmed Mohamed Moctar et de nombreux agents de la structure.
«La forêt est tout pour l’être humain, car elle consacre la vie», a indiqué le directeur régional des Eaux et Forêts du district de Bamako, au début de son allocution. Pour lui, les forestiers mènent un des métiers les plus nobles. Se référant au thème international de la journée, il a estimé que si la gestion des forêts se situe dans le cadre du développement durable, il est utile de former les jeunes sur ses avantages et ses enjeux. «D’où le choix de cette école agro-sylvo-pastorale», a-t-il précisé.
Par ailleurs, Ousmane Sidibé a ajouté que le domaine des Eaux et Forêts est notamment confronté à certaines difficultés qui sont, entre autres, les feux de brousse (6 millions d’hectares consumés en 2018), la coupe abusive du bois sans plan d’aménagement, la pauvreté endémique en milieu rural, la course vers le foncier rural, l’exploitation minière, notamment l’orpaillage traditionnel qui se révèle être une activité très destructrice du couvert forestier. Il a, en outre, invité l’Etat à accorder plus de considération au secteur, particulièrement au recrutement du personnel.
Le chef du cantonnement des Eaux et Forêts de la rive gauche du district de Bamako a rappelé que la célébration de cette journée a été instituée le 21 mars 2012 par les Nations unies. Elle a été célébrée pour la première fois en 2013. À ses dires, l’apport de la forêt se fait sentir dans tous les secteurs d’activités. «Les ressources naturelles générées par la forêt sont notamment, le bois de chauffe, le charbon de bois, le bois d’œuvre et le bois de service», a-t-il énuméré. S’y ajoutent l’utilisation des plantes dans la médecine traditionnelle, l’utilisation des produits forestiers dans l’alimentation et les boissons et leur traitement industriel.
Se prononçant sur leur mission de sauvegarde de la forêt, le capitaine Ahmed Mohamed Moctar a souligné que celle-ci est noble, mais délicate. Cette mission est, expliquera-t-il, très souvent dangereuse dans certains milieux. «Ce qui ne doit en aucun cas nous détourner de notre objectif, car toute action dans ce sens exige non seulement du sacrifice, du sang-froid, mais surtout de la maturité pour avoir l’adhésion et la compréhension des différents acteurs impliqués dans la gestion quotidienne de la nature».
Le promoteur de l’institut s’est réjoui du choix porté sur son établissement. Cette célébration selon lui, permettra de créer une collaboration entre l’IFAB et les services des Eaux et Forêts. «Les jeunes agro-pasteurs doivent être désormais sensibilisés à la gestion rationnelle et durable des forêts et de la biodiversité», a-t-il dit.
La fin de la cérémonie a été consacrée au concours d’excellence entre les élèves de l’institut sur l’agroforesterie. La gagnante, Mariam Berthé a reçu une bonbonne de gaz, des fournitures et une enveloppe symbolique.

Mariam F. DIABATÉ

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